mardi 25 janvier 2011
Tcheou Ta-Kouan sur Khmerologie
vendredi 15 octobre 2010
FCC, Phnom Penh
Khemara Battambang I
Phare Ponleu Selpak
Pour en savoir un peu plus, voir le billet consacré à ce spectacle sur Khmerologie, ici.
samedi 2 octobre 2010
Bananes cambodgiennes
vendredi 1 octobre 2010
Gâteaux de riz cambodgien
Comme d’habitude, l’aspect gastronomique de ces gâteaux est à découvrir sur Sinogastronomie ; l’aspect linguistique, sur Khmerologie.
dimanche 26 septembre 2010
Fromages cambodgiens
samedi 25 septembre 2010
Le Cambodge déménage…
Souhaitant faire partager plus spécifiquement mes progrès en khmer et mes aventures dans ce pays, j’ai créé un nouveau blog, pompeusement appelé « Khmerologie », sur Wordpress. Ne vous laissez pas tromper par le titre pompeux, je ne me prends toujours pas au sérieux.
Tous les billets consacrés au Cambodge, dans tous les domaines (gastronomie, langue cambodgienne, vie quotidienne, bonnes adresses, liens utiles, bibliographie…) sont désormais disponibles sur Khmerologie. Je ne placerai plus sur « Pascal-en-Asie » que les billets consacrés à autre chose que le Cambodge, la langue chinoise (pour ce sujet, je vous renvoie à Sinoiseries, déménagé sur Wordpress) et la gastronomie asiatique (les gourmands pourront consulter Sinogastronomie, aussi déménagé sur Wordpress). Comme nous prévoyons d’aller nous promener sous peu ailleurs en Asie, Pascal-en-Asie continuera d’être alimenté.
Pas bégueule pour deux sous, je prévois quand même de mettre ici des liens vers les billets publiés sur mes autres blogs.
Au plaisir donc de vous rencontrer à nouveau, ici ou ailleurs…
samedi 12 juin 2010
Le bonheur tient à peu de choses
Heureusement que l’épaule d’agneau agréablement accompagnée de flageolets était là pour faire passer le vide désagréable qui hante la cavité buccale de tout gourmand quand il lui manque ces petits riens qui transforment le manchon de poulet le plus banal en un souvenir gastronomique impérissable.
« D’où viennent-ils d’ailleurs, ces flageolets, s’il m’est permis de poser la question ? », demandai-je à l’aubergiste, en précisant, à titre de justification : « Les flageolets accompagnent magnifiquement les côtes de porc dans l’échine, salées de préférence avec du fleur de sel de Guérande, que je fais lentement revenir à la poêle dans un peu de matière grasse, les flageolets étant ensuite rapidement mis à chauffer dans la poêle où ont cuit les côtelettes... »
Malgré une hésitation visible, n’ayant pas le coeur à m’asséner un coup de plus, le tenancier lâcha du bout des lèvres le nom de sa source : « Thai Huot !
- Comment ? (son long séjour au Cambodge ne lui a pas encore permis d’atteindre la perfection en matière d’intonations asiatiques)
- Thai ... Huot, répéta-t-il en détachant bien les syllabes et en articulant.
- C’est le supermarché chinois qui se trouve sur le boulevard Monivong, à peu près la hauteur du marché central ?
- Oui, oui, c’est ça ! » s’empressa de préciser son épouse cambodgienne se mêlant opportunément à la conversation
Et dire que je suis passé cent fois devant ce supermarché dont le nom m’évoquait plus un établissement chinois dans lequel je prévoyais vaguement de faire une visite un jour où je serais en manque d’ingrédients pour confectionner tel ou tel plat chinois.
- « D’ailleurs », précisa l’aubergiste, « vous y trouverez aussi du vinaigre balsamique... et peut-être même des pignons de pin ».
Ces informations précieuses ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd, et, dès le surlendemain, sur le chemin du retour d’une visite administrative à l’ambassade de France à Phnom-Penh, Emilie et moi-même fîmes une halte dans cet établissement.
Vinaigre balsamique, pignons de pin, feuilles de laurier, curcuma en poudre... tout y était, de même que jambon de bayonne, fromages, vins, terrines, pain frais... Le bonheur, en somme !
...
Mon banquier a dû bondir sur sa chaise quand il a vu arriver le relevé de carte de crédit émanant de ce commerce, dont il m’a été confirmé a posteriori qu’il était le lieu d’approvisionnement priviligié des Français gourmands exilés dans la capitale du petit royaume du Cambodge.
Thai Huot : 103-105, bd Monivong (près de la gare) / Tél. 023 724 623 - 023 884 622
mardi 30 mars 2010
Délocalisation
Dix ans de Chine… En y repensant, même si partir est pour moi un vrai bonheur, la Chine m’a tout de même apporté beaucoup, sur des plans divers.
Du point de vue linguistique d’abord : mon niveau de chinois s’est très sensiblement élevé.
Du point de vue gastronomique ensuite : même si la colère que je nourris contre l’industrie chinoise de la restauration ne s’éteint pas, j’ai découvert des saveurs, des préparations, des produits qui sont largement dignes d’intérêt.
Du point de vue personnel enfin : en même temps que mon humble personne, je libère de la coupe des autorités chinoises une épouse et un petit bout de chou qui font mon bonheur.
Des regrets, alors ? Que nenni ! Je suis content de ne plus avoir à m’indigner que de loin de la façon d’agir du Pouêt-Cot-Cot, de ne plus avoir à m’accommoder de l’impolitesse, de l’incivilité, de l’arrogance grandissante de nombreux descendants du dragon, de ne plus avoir à rechercher des solutions plus ou moins efficaces pour accéder à certains sites de la Toile.
Le Cambodge me paraît beau, ses habitants souriants, sa nourriture excellente, sa langue passionnante, son climat à mon goût...
Ne serait-ce pas « tout nouveau tout beau » me demanderez-vous peut-être ? C’est possible. Dans dix ans peut-être, je rédigerai ici un billet pour médire du petit royaume et expliquer pourquoi j’ai décidé de me relocaliser en Thaïlande ou en Papouasie-Nouvelle Guinée.
En attendant, je profite de l’instant présent, et je me dis une nouvelle fois que je n’ai pas encore envie de rentrer, pas tout de suite...
samedi 27 mars 2010
Vingt-six jours, le temps qu’il faut pour faire un père célibataire
Cette absence contrainte, pour laquelle nous devons remercier la décision des autorités chinoises de ne pas accorder de visa à junior (pour les tenants et aboutissants de cette affaire, voir ici et ici), a fait de moi, à mon corps défendant, un père de famille célibataire, devant jongler entre dossiers de traduction, achats du quotidien, crèche, couches et biberons.
La perspective de passer un peu de temps en tête-à-tête avec le petit garnement plein de vie et de malice qu’est Léo m’avait à vrai dire un peu effrayée. J’avais imaginé le pire : crises de larmes incessantes, hurlements, perte de sommeil, refus de s’alimenter, yeux au bord de la cécité à force de pleurer, fugue… D’autant plus que le stratagème que nous avions imaginé de façon impromptue pour expliquer au petit Léo la raison du départ de sa très chère maman en pleine nuit (pour aller prendre son vol de 23 heures 55 pour Shanghai), était pour le moins fantaisiste : papa, en descendant une valise, avait aperçu sur le bord du fleuve un énorme serpent, que maman avait derechef décidé d’aller chasser, et si elle tardait à rentrer, c’était tout bonnement parce que ledit serpent était incroyablement rusé et déjouait tous les pièges qui lui étaient tendus.
Léo, d’ailleurs, n’a pas manqué de s’enquérir des derniers développements de la chasse au reptile lorsque, quelques jours plus tard, le visage de maman est apparu sur l’écran de l’ordinateur, par le biais du logiciel de messagerie instantanée : « 妈妈,大蛇抓到了吗? » (Maman, tu l’as attrapé le gros serpent ?), avait-il demandé d’un ton irrité. Une autre fois, me voyant peut-être un peu abattu, , il avait voulu me consoler en me rappelant que « 妈妈去抓大蛇了! » (Maman est allée attraper un gros serpent !).
Mais force a été de constater, au bout de trois ou quatre jours, qu’un enfant de cet âge peut s’habituer à tout ! Léo a en effet très vite compris que c’était désormais papa qu’il fallait appeler dans son sommeil pour avoir droit au biberon réparateur, que c’est sur ledit papa qu’il fallait compter pour le changement de couche, la préparation du cartable et le transport scolaire, et n’appelait plus maman que lorsqu’il avait un gros chagrin, essentiellement lorsque l’une de ses bêtises lui valait une claque sur les fesses.
L’absence d’Émilie a été l’occasion pour nous d’augmenter le « temps de travail » du petit : le nombre de demi-journées passées àà la crèche-maternelle française de la rue 21, Tchou-tchou , est passé de six à dix. Le marmot n’a pas bronché, et s’est en plus fait des copains et des copines parmi les enfants de l’association Pour un sourire d’enfant, qui viennent passer trois après-midi par semaine dans cet établissement.
Finies également les crises de larmes lors du lâcher du diablotin dans la cour de l’école le matin : avec un peu de réticence au début, il a finalement accepter de relâcher son étreinte sur la main paternelle, à laquelle il se cramponnait comme s’il s’agissait de la seule bouée de sauvetage disponible au milieu d’une mer déchaînée, pour me lancer un triste « Au revoir papa, à tout à l’heure... », avant de me voir tourner le dos pour enfourcher le tuk-tuk qui nous avait amenés et m’emportait pour la journée vers mes mystérieuses activités d’adulte. Les choses ont tellement bien évolué, que c’est désormais en courant qu’il passe le portail de l’école en criant un retentissant « Bonjour » à l’adresse des personnes se trouvant déjà sur le site, pour se précipiter dans la salle de classe y déposer son cartable, et que ce n’est que grâce à l’aimable insistance de ses jolies maîtresses qu’il daigne se retourner pour me gratifier d’un « au revoir » marmonné à la hâte et d’un petit signe nonchalant de la main. Il arrive même parfois qu’il faille employer la manière forte pour lui faire quitter ses maîtresses et ses copines (il préfère apparemment, et de loin, la compagnie féminine – ne lui en voulez pas, c’est visiblement une maladie héréditaire) et le faire rentrer au domicile familial.
Après moultes essais infructueux, j’ai même réussi à mettre au point la technique de shampooinage parfaite, qui permet de nettoyer sa petite tignasse sans inonder son visage et ses yeux de savon, et de lui faire accepter sans trop de difficultés la douche quotidienne.
J’ai découvert aussi avec lui les longues promenades vespérales, se tenant habituellement après le retour de l’école et la fin des émissions de TiVi 5, et le dîner, promenades à l’occasion desquelles j’exhibe fièrement le dernier avatar de ma progéniture aux yeux ébahis des habitants du quartier de Chroy Changva (ជ្រោយចង្វា), sur la rive orientale du fleuve Tonlé Sap (et non du Mékong, comme je l’ai prétendu par ignorance géographique dans des billets précédents). Cela a été l’occasion pour moi de faire un peu d’exercice physique en même temps que quelques rencontres, et d’essayer d’améliorer mon khmer en bavardant avec la petite jeune fille dans la boutique de laquelle nous nous approvisionnons en eau, en bière (pour moi) et en soda (pour le môme).
Finalement, la maman absente est rentrée au bercail hier soir. Cela a été l’occasion pour moi de réserver à Léo une suprise de taille : j’ai en effet expliqué que nous allions, en pleine nuit, admirer les gros avions à l’aéroport, si bien que le petit s’attendait à beaucoup de choses, mais pas à voir sa maman sortir de l’aéroport. Il en est d’ailleurs resté baba, incapable de gazouiller comme il le fait d’habitude, blotti contre le sein maternel, un sourire béat aux lèvres, pendant toute la durée du trajet du retour à la maison.
Quant au gros serpent, rassurez-vous : maman l’a attrapé, mais plutôt que nous le servir à dîner, elle a décidé de le laisser dans un zoo. Peut-être irons un jour lui faire une petite visite, avons-nous d’ailleurs promis au gamin.
mardi 2 février 2010
On peut être moine et avoir l’esprit joueur...
Titillé par un « teuk, teuk » incessant à l’extérieur, je jette un coup d’oeil de la fenêtre du premier étage où se trouve notre petit deux pièces, pour découvrir quatre ou cinq jeunes moines de la pagode voisine (Wat Puthi Yaram វត្តពោធិយារាម) jouer à une sorte de jeu de volant dont j’ai oublié le nom (il s’agit de maintenir en l’air un volant en le faisant monter en l’air à coups de pieds).
C’est la couleur des sous-vêtements monastiques qui m’a amusée en premier... assortie à celle des robes et des parasols !
(Bien entendu, loin de moi l’idée de vouloir manquer de respect à ces jeunes moines.)
samedi 30 janvier 2010
Deux semaines à Phnom-Penh
Nous avons inscrit Léo à une maternelle française, Tchou-tchou. Il s’agit d’une part qu’il ne soit pas toute la journée dans nos pattes, et d’autre part qu’il sache qu’il existe une vie en-dehors de la maison et qu’il soit avec d’autres enfants. L’avantage aussi est qu’il est obligé de parler français, puisque personne ne parle chinois.
Il a un peu de mal à se faire comprendre de ses maîtresses, mais il a fait des progrès notables en français, et le chinois n’est plus forcément sa langue automatique quand il s’exprime (ce qu’il fait sans discontinuer). Je suis sûr qu’il apprendra le cambodgien, mais pour l’instant, tout ce qu’il sait dire dans cette langue, c’est « âkun » (merci).
Nous avons loué un petit appartement de deux pièces sur la rive est du fleuve. C’est un appart-hôtel, et le loyer (300 dollars par mois) est relativement modéré, mais le choix n’est pas très judicieux : nous sommes un peu loin de tout (il faut prendre un bac pour se rendre en ville, ou faire un large détour par le pont japonais), et l’éloignement par rapport à l’école du petit monstre fait exploser notre budget transports. Nous chercherons probablement un autre nid une fois le contrat de location en cours (deux mois) arrivé à son terme.
Le lieu où nous habitons a cependant l’avantage d’être situé à une dizaine de minutes à pieds de « Kids Cool », petit parc d’attraction pour les enfants à partir de 18 mois, que Léo a adopté dès sa première visite. Immense toboggan qui atterrit dans un petit bassin dont le garnement a fait sa piscine, petit terrain de foot sur gazon synthétique, mur d’escalade, salles de jeux diverses... Il y a une foule d’animatrices et d’animateurs qui s’occupent des enfants et les parents peuvent se relaxer. Il y a même un accès Internet par wifi ! Dix dollars par enfant pour la journée, gratuit pour les parents accompagnants leurs bambins. Dimanche dernier, après cinq heures de jeux divers et variés, Léo ne voulait toujours pas rentrer à la maison. Nous prévoyons de renouveler l’expérience aujourd’hui.
En attendant la suite de nos aventures, voici une petite photo de l’une des toutes premières créations artistiques dudit petit monstre, réalisée sous la direction d’une animatrice de Kids Cool...
jeudi 19 novembre 2009
Cambodge Soir Hebdo : peut mieux faire !
Mais Cambodge Soir Hebdo m’agace, et cela à plusieurs titres :
Tout d'abord, lorsque je suis en Chine, j'essaie souvent d’accéder à la version en ligne du journal, le plus souvent sans succès. Cela dit, la faute n’en revient peut-être pas au journal, mais plutôt à l’Internet chinois. J’ai donc voulu m’abonner à la version électronique, mais mon mail est resté sans réponse, perdu sans doute parmi les milliers de demandes d’abonnement adressées quotidiennement à la rédaction ?
Le prix relativement exhorbitant (10 000 riels, soit 2,5 USD !) du journal est également agaçant. A titre de comparaison, le Phnom Penh Post, premier quotidien en langue étrangère du Cambodge, se vend à 2500 riels, et le Cambodia Daily à 1200 riels, pour des contenus rédactionnels autrement plus étoffés que le CSH !
M’agace aussi l’impression de « déjà vu ». Si l’on excepte un nombre limité d’articles originaux (par exemple un dossier sur les S’aoch, minorité ethnique du Cambodge, dans le numéro 107 du 12 novembre), et quelques articles que je qualifierais de franco-franchouillards (par exemple, dans le même numéro, l’article « Professionnalisme cathodique » consacré à Seng Vimean Rachna, présentatrice de télévision d’une émission bilingue) et dont je me passerais bien, j’ai l’impression de ne lire que des traductions, parfois de piètre qualité d’ailleurs, d’articles déjà parus dans dans la presse anglophone du Cambodge.
Mais surtout, m’agace le manque de professionnalisme de la rédaction : des textes parfois navrants de niaiserie (dans le sous-titre de l’article consacré à Seng Vimean Rachna, je lis « ...cette jeune femme n’a peut-être pas la peau blanchie et n’est pas aussi séduisante que ses consoeurs, mais ses émissions n’en sont pas moins intéressantes. »), des fautes d’othographe et des coquilles qui émaillent les pages de l’hebdo (dans le même numéro, dans un article consacré au Geres, je lis « les revus (revenus) de ce crédit sont ensuite réinvestient (réinvestis) pour le développement futur... », deux fautes dans la même phrase, bravo !) et une syntaxe pour le moins hésitante (encore dans le numéro 107, dans l’article consacré à une zone économique, je lis « le nom de ces possibles investisseurs potentiels... »)...
La presse francophone au Cambodge mérite mieux que ça, scrogneuneu !
dimanche 15 novembre 2009
Cuisine cambodgienne : Les nems !
Jusqu’à il y a peu de temps, je croyais que les nem étaient un mets spécifiquement vietnamiens. Lorsqu’on me parlait de nems, je pensais à ces rouleaux de pâte de riz farcis d’un mélange de viande et de différents légumes, frits, servis avec sauce dans la composition de laquelle entrent, entre autres choses, de la sauce de poisson, des carottes râpées, des arachides écrasées.
J’avais eu un doute il y a plusieurs années, quand un ami vietnamien m’expliquait que pour lui, les nems étaient de petites boulettes de viande compactes, enveloppées dans une feuille.
Aussi ma surprise a-t-elle été grande lorsque j’ai lu, dans le Phnom-Penh Post, quotidien cambodgien en langue anglaise, un article consacré à une petite entreprise de la province de Battambang, produisant des nems vendus dans l’ensemble du Cambodge. La prononciation cambodgienne n’est pas « nem », mais plutôt « naèm » (ណែម). Il s’agit effectivement de boulettes compactes pouvant être fabriquées à partir de diverses chairs (poisson, crevettes, porc, etc.), de forme presque ovoïde, prosaïquement enveloppées dans de petits sachets en plastique fermés à l’aide d’une ligature en fil synthétique.
J'ai eu l’occasion d’acheter des « nems » dans les supermarchés, et dans la rue. L’emballage indique que ces boulettes contiennent : du poisson, du sel, de l’ail, du piment et du galangal. Le piment donne une saveur pimentée prédominante, que l’on adoucit un peu en extrayant le petit morceau de piment généralement placé à la « pointe » de la boulette.
L’article du Phnom Penh Post est disponible ici.
L’article donne à ce « snack » une origine thaïe, à vérifier.
mardi 28 avril 2009
Nouvel an chinois 2009 au Cambodge : Episode 27 – Epilogue
J’aurai donc passé 15 jours au Cambodge. Phnom-Penh, Battambang, Kampot... Certes, Kompong Chhnang reste inexplorée, et je n’ai pas eu l’occasion d’aller goûter aux plaisirs champêtres de Ratanakiri ou de Mondolkiri. Ce sera pour la prochaine fois.
En comptant le séjour des vacances du nouvel an chinois 2008 et l’escapade d’une dizaine de jours en novembre dernier avec Emilie, cela fait trois voyages au Cambodge en un an... Ma fille Benjamine, à qui je m’étais plaint il y a quelque temps de ne pas avoir l’occasion de voyager autant que je le voudrais, me faisait remarquer que je n'avais vraiment aucune raison de me plaindre. Oui, sans doute, mais c’est tout de même avec un pincement au coeur que je quitte Phnom-Penh, même si ma douce et belle Emilie et mon garnement de Léo me manquent cruellement. S’ils étaient là, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Ces quinze jours dans le Royaume n’ont fait que renforcer mon désir de venir m’installer ici, au moins quelques années.
Prochain voyage ? Je ne sais pas, je reviendrais volontiers après l'été (je voudrais bien faire l’expérience de la saison des pluies avant de venir m’installer), mais j’ai promis à Emilie que nous irions en France.
En attendant, le moment est venu de retrouver cette usine où je me sens de moins en moins bien, et de reprendre le train-train quotidien.
lundi 27 avril 2009
Nouvel an chinois 2009 au Cambodge : Episode 26 – Pain frais à Phnom-Penh
Autre point positif du Goldiana : l’hôtel est situé à deux pas d’un restaurant que je découvre, le « Comme à la maison – Delicatessen ».
C’est un peu par hasard que, le matin du dimanche de mon départ, trop paresseux pour prendre un tuk-tuk et aller déguster une plâtrée de nouilles sautées aux fruits de mer au marché central, et cherchant au hasard un endroit pour petit-déjeuner (car j’ai oublié de vous dire que le buffet du petit-déjeuner du Goldiana est assez infect), je tombe sur cet établissement situé rue 57, un peu au sud de l’embranchement avec la rue 282.
J’avais lu une critique dithyrambique sur ce restaurant qui, disait je ne sais plus quel guide, « sert le meilleur petit-déjeuner français de Phnom-Penh ». Je rentre dans le jardin qui sert de salle, et c’est effectivement bondé. J’ai la chance de trouver une table libre, et je m’y installe d’autorité, le personnel de service étant trop occupé pour m’accueillir. Je choisis des oeufs brouillés aux lardons et au fromage, un café et un jus d’orange... et je me régale. Les oeufs brouillés sont parfaits, et le pain... un délice. À tel point que je décide, après avoir hésité deux douzièmes de seconde, de prendre dans la foulée un deuxième petit déjeuner : re-café, re-jus d’orange, et tartines avec beurre et confiture. Je remarque d’ailleurs un va-et-vient régulier d’expats qui viennent ici acheter leur(s) baguette(s).
La clientèle est composée de nombreux Occidentaux, mais aussi de Cambodgiens aisés qui semblent avoir fait du lieu leur établissement de prédilection pour le petit-déjeuner dominical.
Je jette un coup d’oeil à la carte du déjeuner et du dîner, et vois les noms de plusieurs plats qui me tentent (pâtes fraîches, viandes, pâtisseries...). (La carte du « Comme à la maison – Delicatessen » est disponible au téléchargement à cette adresse.)
Lorsque je reviendrai à Phnom-Penh en famille, je ne manquerai pas de m’arrêter ici prendre un petit déjeuner pantagruélique avec Emilie et le petit Léo, le grand Adrien et la délicieuse Benjamine. Et si un jour nous nous installons au Royaume du Cambodge, il n’est à pas douter que ce lieu hautement dangereux pour la surcharge pondérale, deviendra pour nous aussi notre choix prioritaire pour nos petit-déjeuners dominicaux.
samedi 25 avril 2009
Nouvel an chinois 2009 au Cambodge : Episode 25 – Pas de tourisme a Kampot
Cela dit, on pourrait sans difficulté imaginer un cadre de travail plus désagréable que la terrasse du Tikitikititavi ! Seul inconvénient : la rue qui se sépare la guesthouse du fleuve est en cours de réfection, et chaque camion qui passe soulève un nuage de poussière d’une telle densité que c’est au moins un millimètre de terre pulvérulente blanchâtre qui se dépose sur l’écran et le clavier de mon ordinateur portable flambant neuf.
De toutes façons, la ville de Kampot elle-même ne présente qu’un intérêt limité : peu de monde, peu de restaurants, pas ou presque de vie nocturne (la veille du départ, je découvre sur la place du marché un bar ouvert tard, au moins jusqu’à 22 heures, mais il est un peu tristounet). C’est vraiment la petite ville de province telle qu’on peut l’imaginer dans toute sa splendeur. Cela restera-t-il en l’état ? Je remarque sur le bord du fleuve, près du pont, qu’une immense boîte de nuits est en cours d’aménagement. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle ne manquera pas d’attirer une foule d’hommes d’affaires, de touristes et de fonctionnaires, qui eux-mêmes ne manqueront pas d’être un point d’attraction pour toute une faune vivant des revenus de la dépravation.
Je fais tout de même une rencontre intéressante : Dominique, un Français d’une soixantaine d’années, propriétaire d’une entreprise de chauffeurs de maîtres à Paris, qui est amoureux des voyages, et vient plusieurs fois par an en Asie orientale, essentiellement en Thaïlande. C'est son troisième voyage au Cambodge, et nous partagerons un taxi qui nous ramènera à Phnom-Penh après trois nuits passées dans la capitale nationale du poivre.Pour nous consoler de ce petit séjour sans relief, voici une photo du poivre du Kampot, qui vient du site http://www.poivrekampot.com/ :
Nouvel an chinois 2009 au Cambodge : Episode 24 – Phnom Penh - Kampot
Comme il se doit, je profite de mon retour à Phnom-Penh pour aller, entre autres, me régaler au Khmer Surin qui est à distance de marche, et explorer la folie nocturne de la rue 104, après avoir traîné mes guêtres au Sharky’s et au Martini, hauts lieux de la nightlife phnom-penhoise.
Après quatre ou cinq nuits, je décide tout de même de suivre mon programme initial et d’aller passer un peu de temps à Kampot, comme prévu. Cette petite ville endormie au pied du mont Bokor me reposera du relatif tumulte de la capitale.
L’Amber Villa me réserve une place dans le bus qui part tous les jours aux alentours de 13 heures. Le Phnom-Penh Travel Guide de Canby Publications, mis gratuitement à disposition des touristes, me dit qu’une heure et demie devrait suffire pour parcourir les cent et quelques kilomètres qui séparent Phnom-Penh de Kampot, ce qui me semble tout à fait raisonnable. Je réserve une chambre pour trois nuits au Rikitikitavi, guesthouse tenue par un couple d’Australiens, et qui fournit, cela m’a été confirmé au téléphone, une connexion WiFi fiable.
A la station de bus proche du Marché Central, en attendant le départ, je me laisse tenter par un sandwich : tiers de baguette et charcuterie locale, tout à fait comestible, même si l’hygiène de l’échoppe qui fournit l'en-cas me semble sujette à caution.
Le bus arrive en retard de Kampot, et reste « à quai » un peu plus longtemps que prévu : la climatisation a apparemment des hoquets, et il faut reboucher les trous dans le circuit de freinage. Nous partons enfin, avec une trentaine de minutes de retard.
Comme il se doit, la route n’est pas en bon état. Au bout d’une heure et demie, nous faisons une première halte. Un soda et deux cigarettes plus tard, nous remontons dans le bus et continuons notre chemin. Je ne comprends pas la halte : si nous sommes sur le point d’arriver à Kampot, cette halte n’est-elle pas inutile ? Ma question sans réponse, nous avançons inexorablement vers le Sud : nous passons par des ponts branlants, nous attrapons tous les nids de poule de l’axe routier, nous passons dans le lit de rivières asséchées...
En réalité, le voyage qui devait prendre une heure et demie en prendra six ! Les guides consultés (j’ai re-vérifié pour voir si je n’avais pas mal lu) ne sont visiblement pas à jour : le bus fait un large détour vers l’Est, et passe par Kep. Les arrêts en cours de route pour décharger et recharger des passagers sont innombrables.
J’arrive au Rikitikitavi à 19 heures, juste le temps de prendre une douche avant le dîner, de tester la connexion Internet, et de me servir un copieux verre de McCallan (je me suis fait plaisir et ai acheté la seule bouteille disponible dans la réserve de la guesthouse). Le Rikitikitavi a une petite dizaine de chambres qui sont superbement décorées, tout à fait confortables. Le restaurant-café est situé sur la terrasse du premier étage, qui est ouverte aux quatre vents et offre une jolie vue sur le fleuve. Le personnel khmer est souriant et serviable. J’ai fait le bon choix.
Je fais un dîner quelconque à l’hôtel (lok-lak réalisé avec du boeuf local d’une dureté qui soumet ma dentition à rude épreuve, et beaucoup trop poivré à mon goût). Je m’endors en sirotant mon McCallan et en regardant S-21, la machine de mort khmère rouge, DVD qui fait partie de la vidéothèque fournie que mes hôtes mettent à disposition de leurs clients.

Nouvel an chinois 2009 au Cambodge : Episode 23 – Battambang : paris sur Ek Phnom
Mr. Saroeurn ne m'avait pas menti : Ek Phnom est situé en terrain plat, il n'y a donc pas d'escalade à faire, si ce n’est les quelques marches qui permettent d'accéder à l'enceinte du temple ancien, situé derrière la pagode moderne.
Nous sommes le week-end, et qui plus est en période de nouvel an chinois : il y a foule ! Beaucoup d'enfants et de jeunes qui prennent la pose en s'asseyant sur les vieilles pierres. Des moines aussi, dans leur robe safran, visitent le temple.
Je remarque un graffiti écrit en blanc sur une vieux pan de mur : « 097 9953276, numéro d’une belle fille, qui s’appelle... (je n’arrive pas à déchiffrer le nom) ». Je ne sais pas si la fille est belle, mais celui qui le pense aurait pu choisir un autre support pour sa petite plaisanterie !
Le temple en lui-même ne me semble pas présenter un intérêt majeur. Mais je ne suis pas un spécialiste des temples pré-angkoriens, aussi est-il possible que je passe à côté de quelque chose. Je prends distraitement quelques photos. Une charmante jeune fille prend volontiers la pose pour moi devant ses copines hilares.
Ce qui m’intéresse un peu plus, en revanche, c’est d’observer une partie endiablée d’une sorte de « loto ». Un garçon d’une douzaine d’années est en train de jouer le contenu de ses « hongbao » (红包) (enveloppes rouges contenant de l’argent que l’on offre traditionnellement aux enfants à l’occasion du nouvel an chinois). Il pose des pierres et des billets sur des animaux du zodiaque dessinés sur une feuille de papier plastifiée posée à même le sol par un vendeur ambulant. Il tire ensuite de petits carrés de papier pliés en deux, avec à l’intérieur trois animaux du zodiaque. Lorsque le garçon a deviné les animaux qui allaient sortir, il empoche son gain. Au bout d’une quinzaine de minutes, le vendeur ambulant range sa panoplie en maugréant, car le garçon a une chance incroyable et la « banque » est au bord de la faillite.
J’en profite alors pour demander à Mr. Saroeurn s’il connaît les « parieurs de pluie » qui sont apparemment une spécialité de Battambang. J’ai du mal à suivre ses explications, mais je comprends que des paris sont pris par les amateurs quant à l’heure à laquelle doit tomber la pluie. Il y a apparemment deux tranches horaires pour les paris : 11h à 13h, et 11h à 17h. Il ne s’agit pas là d’un jeu d’enfant, puisque les sommes pariées peuvent aller jusqu’à plusieurs milliers de dollars, et certains parieurs vont jusqu’à se ruiner !
Il est 16 heures. Je remonte dans le tuk-tuk rouge, et demande à Mr. Saroeurn de me raccompagner à l’hôtel. Avant d’aller dîner, je reçois un coup de téléphone d’un client taïwanais qui me demande pourquoi je n’ai pas répondu à ses courriels : il y a un gros dossier urgent à traduire ! Ces problèmes d’accès Internet sont vraiment gênants. Je décide d'écourter mon séjour à Battambang et de de rentrer dès le lendemain à Phnom-Penh. Il y avait encore à faire l’expérience du train de bambou, et à assister au spectacle de cirque de l’association Phare Ponleu Selpak. Ce sera pour un prochain voyage.